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La grande traversée

Va, mange avec joie ton pain… Ecclésiaste 9.7

En 1974, la nouvelle de la mort de Charles Lindbergh fit le tour du monde plus vite que l’aviateur avait traversé l’Atlantique en 1927.

À bord du « Spirit of Saint Louis », tout l’espace disponible avait été réservé au carburant. Lui-même avait affreusement peu de place. La nourriture était limitée au strict minimum : cinq sandwiches en tout…

– Seulement cinq ? s’étonna un admirateur.

– Oui, répondit Lindbergh. Que ferais-je d’un sixième ? Si ma traversée réussit, Paris m’offrira bien autre chose en fait de banquet. Et si je tombe en mer… je n’aurai guère l’occasion de manger encore.

On ne peut que s’incliner devant la logique d’un tel calcul. La foi me semble assez proche de cette attitude, sans pour autant parler de foi aveugle ! Lindbergh l’illustre encore : il a piloté de telle sorte qu’il put atterrir très exactement à Paris, à l’aéroport du Bourget. Il ne s’est pas contenté, sa traversée accomplie, de se poser n’importe où. Dans les nombreuses circonstances de la vie où il nous faut piloter “sans visibilité”, notre aujourd’hui est souvent hypothéqué par la méconnaissance du lendemain ! Et notre “en deçà” gagnerait en sérénité, joie, confiance vraie, à être mieux éclairé par les certitudes de notre “au-delà”.

À 72 ans, Lindbergh a terminé son “autre traversée”. Peut-on ajouter que d’avoir calmement calculé le nombre des sandwiches nécessaires n’a pas dû l’empêcher de les déguster avec plaisir ! Y compris le cinquième !

Alain Burnand

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Lecture proposée : Lettre aux Philippiens, chapitre 4, versets 10 à 14.

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