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Convoiter ou admirer

Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne.
Exode 20.17

Nous ne sommes pas nombreux à convoiter le bœuf ou l’âne de notre prochain. Mais sa voiture rutilante, sa cuisine aménagée dernier cri, sa maison tout confort, sa femme “top canon” ou son compte en banque peuvent nous faire pâlir d’envie.
L’envie est un poison qui appauvrit celui qui s’y livre. Face à la convoitise du bien d’autrui, Erri De Luca1 conseille : « Reste à ta place, admire sans vouloir prendre. L’admiration est un sentiment joyeux qui se réjouit d’un bien possédé par d’autres, il est bon pour le sang et le sourire, c’est un sifflement de félicitations, un applaudissement des yeux. Reste à ce niveau d’admiration, sans chercher à vouloir passer à la possession. Ce qui est à toi, même si c’est peu, c’est ta primeur. »
Voici le conseil de Jésus : Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance.2 L’abondance matérielle peut laisser le cœur vide. Seules les richesses de Dieu peuvent contenter un cœur humain, celui du pauvre comme celui du riche.
« Seigneur, délivre-moi de la convoitise et remplis mon cœur de ta présence ! »

Alain Monclair

1 in Et il dit, Éditions Gallimard 2012, © 2 Luc 12.15

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 12, versets 15 à 34.

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