Oui, mais…

Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil : c’est qu’il y a pour tous un même sort.
Ecclésiaste 9.3

22680647643_307da1b128_mNul homme ne peut jouir d’un “régime d’exception”. Que gagne-t-on donc à être honnête ? En fin de compte, les gens droits ne sont pas plus heureux que les autres. Et, au bout de cela, la mort frappe pareillement les uns et les autres…
Cet argument, Salomon l’a mentionné avant nous. Il a du poids tant que l’on imagine qu’après la mort, il n’y a rien. D’autant plus que c’est le méchant qui semble souvent favorisé. Si tout se termine dans la tombe, alors, c’est vrai, il y a là un encouragement à mal faire. Après tout, nos prisons sont souvent plus confortables que certains logements de pauvres ou que la rue où errent des malheureux !
Mais voilà, tout finit-il réellement avec la mort ?
Nous sentons bien, instinctivement, qu’il doit y avoir quelque chose après… Voire enfin une certaine justice. De là, par exemple, l’invention de la réincarnation. Car l’idée du néant est inacceptable.
Et l’on a raison. Même si, ici-bas, le bien est rarement récompensé. Même si le sort des croyants est rarement plus enviable que celui des mécréants, le bonheur est dans la crainte de Dieu, ne serait-ce que parce que la foi chrétienne est la certitude d’un “après”. Cet “après” n’a rien à voir avec la réincarnation ou le paradis d’autres religions. Mais il est, pour le chrétien, le partage d’une vie glorieuse libérée même des contingences du temps et de l’espace.
On peut y croire ! C’est le ressuscité qui l’a promis.

Richard Doulière

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Lecture proposée : Livre de l’Ecclésiaste, chapitre 8, versets 11 à 13.

Photo Credit: Jouni Niirola via Compfight cc

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