« Merci qui ? »

Montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Hébreux 12.28-29

thank-you-944631_640Pour beaucoup de parents, l’une des premières choses enseignées aux enfants est la nécessité de dire “merci”. Parfois même, on retient la chose offerte jusqu’au merci, et même jusqu’à ce qu’il soit complet : « Merci maman, papa, tonton, Monsieur… » Sinon, on entend le fameux “Merci qui ?” Un tel principe est quelquefois mis à mal aujourd’hui. Il y a même une chanson qui, en les accumulant, se moque gentiment de ces recommandations surannées.
Et pourtant, savoir reconnaître tout ce qui nous est généreusement donné est loin d’être superflu ! Avant d’en décrire les conséquences, Paul, écrivant aux Romains, définit ainsi la culpabilité sans excuse des païens envers Dieu : Ils ne l’ont point glorifié comme Dieu et ne lui ont point rendu grâce.1 Serait-ce l’incapacité viscérale de reconnaître les privilèges dont on jouit ? Il y a de cela. Mais pas toujours. On est heureux d’un beau paysage, d’un week-end ensoleillé, d’une réussite professionnelle, d’une bonne récolte,… que sais-je encore ? On dit « J’ai de la chance… Ça tombe bien… »
À l’ouïe de cette reconnaissance-là, je dis : « Merci qui ? » Le problème est que l’on ne sait plus à qui l’on doit la nature, la beauté, la nourriture et le reste.
La piété, c’est celle qui en reconnaît l’auteur et le remercie, Lui.

Richard Doulière

1 Romains 1.21

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 1, versets 20 à 23.

 

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