En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut et que l’on ne regrette jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.
2 Corinthiens 7.10
Par trois fois, l’apôtre Pierre a nié connaître Jésus. Mais il pleura des larmes de repentance qui le mèneront à la vie. Judas trahit Jésus. Il fut pris de remords… puis alla se pendre. Sa tristesse le conduisit à la mort. Ayant annoncé le salut à un ancien collègue, celui-ci me dit : « Pour moi, c’est trop tard, je suis perdu. » Il est resté dans son désespoir qui mène à la mort.
Léon Tolstoï a abordé cette même question. Parmi les « Scènes de la vie russe » (1890), se trouve l’histoire de Michel Semenowitch, un intendant cruel d’une terre seigneuriale. Il violentait les paysans. Un jour de Pâques, il les contraignit à labourer et à semer de l’avoine. Les paysans se mirent à le haïr et à vouloir sa mort, ce qui le fit éclater de rire. Mais Pétruska Michejew labourait en chantant joyeusement un cantique sur la résurrection de Jésus. L’ayant appris, « l’intendant… baissa la tête… on l’entendit pousser des gémissements et s’agiter […] ; c’est mon tour maintenant… je suis perdu ! Il m’a vaincu ». Il était écrasé par sa culpabilité, mais ne demanda pas pardon à Dieu, ni aux paysans. Une année plus tard, l’alcool le tua.
La tristesse du monde produit la mort. Jésus dit : Le voleur vient seulement pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante.1
Théophile Hammann
1 Jean 10.10
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Lecture proposée : 2ème livre des Chroniques, chapitre 34, versets 14 à 28.