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Être quoi, qui ?

Je suis.
Jean 8.24, 28
Si quelqu’un vous dit « Je suis » sans rien y ajouter, ne lui demanderez-vous pas : « Tu es qui ? »  ou « Tu suis qui ? ». Pour nous, « Je suis » sans rien de plus, cela ne veut rien dire. Aussi, certains traducteurs ont cru bon d’y toucher. C’est dommage, car pour ceux auxquels Jésus s’adressait, c’était s’attribuer le nom même dont Dieu s’était servi pour se présenter à Moise. De là leur volonté de le lapider pour blasphème.
Pourquoi Jésus n’utilisait-il pas un langage plus tactique, moins direct ? Alphonse Daudet disait : « La meilleure façon d’imposer une idée aux autres est de leur faire croire qu’elle vient d’eux ». Les psychologues et les orateurs le savent ; mais Jésus respectait trop la liberté de ses auditeurs pour leur imposer son enseignement, fût-ce par d’habiles manières de présenter les choses. C’est sans détour qu’il affirmait être Dieu. Qu’en penser ? Se prendre pour Dieu, est-ce moins que se faire passer pour Napoléon ? Il devait avoir perdu la raison ou être un bien malhabile imposteur !
Or, il est bien évident que sa vie et la transformation que son message opère dans la vie de qui l’accueille, démontrent largement qu’il n’était ni fou ni trompeur. Tous les doutes devaient d’ailleurs être effacés par la certitude de sa résurrection. Il était bien Dieu manifesté en chair. Ses disciples l’ont compris.
Le nierons-nous, pensant être plus intelligents que les centaines qui l’ont vu vivant après sa résurrection ?

Richard Doulière

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 8, versets 21 à 29.

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