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Épiménide à Athènes

Car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race…
Actes des Apôtres 17.28

Le biographe Diogène rapporte qu’en 584 av. J.-C. la peste sévissait à Athènes. Elle persistait malgré les sacrifices offerts à tous leurs dieux. Les anciens de la ville convoquèrent Épiménide, poète et prophète¹ crétois. Il émit l’hypothèse qu’il y avait un autre dieu impliqué dans ce fléau. Il conseilla donc de bâtir des autels à ce dieu inconnu et de l’invoquer : si ce dieu était assez grand pour agir contre la peste, et s’il était assez bon pour juger leur ignorance avec bienveillance, les Athéniens seraient secourus. Des autels furent bâtis sur lesquels on inscrivit : « Agnostos Theos, au dieu inconnu ». Ils sacrifièrent des moutons et invoquèrent son secours. La peste disparut le lendemain…
Au 1er siècle, Luc, l’auteur du livre des Actes des Apôtres, rapporte que l’apôtre Paul découvrit ce type d’autel à Athènes. Irrité en son esprit à la vue de cette ville pleine d’idoles (car, selon Petronius², il était plus facile dans cette ville de rencontrer un dieu qu’un homme !), il annoncera aux Athéniens que ce dieu inconnu est le seul vrai Dieu, lui le créateur de toutes choses… Et, comme une convergence d’Épiménide à Athènes, Paul citera un des vers du poète : De lui nous sommes la race…

Dominique Moreau

¹ Tite 1.12          ² Écrivain romain sous le règne de Néron

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Lecture proposée : Actes des Apôtres, chapitre 17, versets 15 à 31.

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