Questions d’Agur

Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ?
Proverbes 30.4

Ce chapitre du livre des Proverbes est singulier : il contient les déclarations d’Agur. En dehors de son nom, nous ne savons rien de ce sage.

Il devait probablement être israélite car il s’appuie sur les livres des Psaumes et de Job…

Il introduit son discours par un aveu proche de celui de Socrate : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien.¹ » En effet, Agur déclare qu’il ne peut pas, à proportion de ses facultés, parvenir à la connaissance du Saint² (ou science des saints). « Mais qui en serait capable ? », nous dit-il indirectement à travers toutes ses interrogations au verset 4. Agur n’en donne pas la réponse d’ailleurs car elle est évidente et unique à ses yeux : il s’agit de Dieu, le Créateur, dont les œuvres dépassent tellement notre compréhension ! Mais ses derniers questionnements nous interpellent : Quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ?

Dans sa quête de sagesse, la finalité d’un homme est de connaître celle de Dieu qui dépasse toutes les incertitudes humaines. Or, le nom de son Fils nous est révélé : JésusChrist. C’est Lui, la sagesse divine personnifiée parmi les hommes…

Dominique Moreau

¹ Selon Diogène Laërce II.5, Socrate
² Verset 3 (version Darby)

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Lecture proposée :
Livre des Proverbes, chapitre 30, versets 1 à 6.

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