L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par onction […] pour proclamer une année de grâce du Seigneur. Luc 4.18-19
Cette ancienne expression était employée dans les documents officiels (chartes, actes du pouvoir civil ou religieux, registres de notaires, etc.) pour désigner une année débutant à Noël, le 25 décembre. En cours de route, le sens originel s’est estompé… Ne voulait-on pas signifier par là que toute année que Dieu nous accorde est une année où il nous invite à vivre conscients de son amour et de ses bienfaits, une année où il
nous offre son salut «par grâce» ? Cette expression se trouve aussi dans un passage du livre du prophète Ésaïe, qui vivait 700 ans avant Jésus-Christ. Quand Jésus se lève dans la synagogue de Nazareth pour faire la lecture biblique, c’est le rouleau de ce livre qu’on lui présente et c’est ce passage que Jésus lit.
Après avoir rendu le rouleau au servant, alors que tous les yeux sont braqués sur lui, il affirme : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie1. Jésus signifie ainsi
qu’en sa personne, Dieu tient ses promesses de délivrance et de salut. Une nouvelle année, une nouvelle journée, c’est toujours un temps de grâce pour celui qui reconnaît qu’il a besoin d’être libéré de l’emprise du mal et réconcilié avec Dieu. Aujourd’hui, cette parole est-elle accomplie dans votre vie?
Bernard Grebille