Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
2 Corinthiens 12.9
Durant les règnes de Marc Aurèle et Commode, entre 165 et 190 après Jésus-Christ, une épidémie1 nommée «peste antonine» frappa l’Empire romain. S’ajoutant aux famines et aux guerres, on y dénombra une mortalité de l’ordre de 33%, soit environ dix millions de morts. Ce fléau se déclara en Orient lors de la prise de Séleucie du Tigre2 en 166. Et quand l’armée infectée se déplaça ensuite au nord de l’Italie pour s’opposer aux menaces barbares dans les régions danubiennes, il se répandit dans tout l’Empire. Sous
Commode, un retour épidémique frappa encore Rome. Par ses effets destructeurs dans la démographie et l’économie romaines, plusieurs considèrent son impact comme le début de la chute de l’Empire.
Ce qui est paradoxal, c’est que les voies romaines qui assuraient l’exercice de la puissance de l’Empire furent le facteur rapide de cette contagion de grande ampleur! Considérez que rien (en dehors de Dieu) n’est exempt de faiblesse; penser le contraire dans sa vie est cause de déconvenue. Croyez-vous qu’un athlète soit sans faiblesse ? Croyez-vous que sa force résistera au temps ? L’apôtre Paul conseille la prudence à celui qui croit être debout3 et recommande de se fier à la grâce de Dieu, une puissance sans faiblesse!
Dominique Moreau
1 Identifiée comme la variole 2 En Irak