Courez donc de manière à remporter le prix.
1 Corinthiens 9.24
Je devais avoir sept ou huit ans. Durant l’été, un homme qui passait régulièrement ses vacances avec les siens chez sa mère nous proposa, à mon copain et à moi, de faire une course à laquelle participerait également son fils. Aux deux premiers, il promit une récompense, une sucette (sans doute parce qu’il était certain que je serai facilement battu par son garçon, bien plus costaud que moi). Mon copain gagna, je terminai second, le fils ne put faire mieux que troisième. À mon grand désappointement, quand les récompenses furent distribuées, je dus me contenter d’observer les deux autres savourer leur sucette. Ce n’étaient pas les Jeux Olympiques, mais j’étais quand même déçu et frustré : bien davantage par l’injustice et la promesse non tenue par le papa que par la possibilité d’avoir une sucette gratis. Il est vrai que trois sucettes n’auraient pas ruiné l’homme. L’injustice nous révolte, surtout quand on en est la victime. Bien plus que lorsque d’autres en font les frais, ou qu’il nous arrive hélas de la commettre nous-mêmes.
Dieu, lui, tient ses promesses et ne commet pas d’injustice. Et il récompense non seulement les vainqueurs mais même les derniers, qui auront droit au podium s’ils sont prêts à reconnaître leur échec. Cela paraîtra bizarre à beaucoup, mais quelle générosité de sa part et quelle motivation pour quiconque de participer à la course!
Claude Siefert