Comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence. On l’a arrêté, jugé, supprimé.Â
Ésaïe 53.7-8
Judas l’a trahi, Jésus est arrêté. On se moque delui, on le frappe, on l’insulte. On l’accuse de blasphémer, de se présenter comme le Fils de Dieu,d’avoir poussé le peuple à la révolte… Jésus neprononce pas un mot pour sa défense.La foule s’en mêle. Devant le palais de Pilate, ellecrie :Crucifie-le, crucifie-le 1 ! Fataliste, Pilate décide de faire mourir Jésus. Lessoldats emmènent donc Jésus au supplice.Ils le clouent sur la croix dressée là . Malgré lasouffrance atroce, Jésus arrive à dire :Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font1.Certains se moquent :Il a sauvé les autres. Il n’aqu’à se sauver lui-même s’il est vraiment l’Envoyéde Dieu1 !Sur la croix d’à côté, un brigand braille :Sauve-toi toi-même et sauve-nous avec1 !Maisl’autre brigand le reprend :Notre punition est juste, mais lui n’a rien fait1.Il ajoute :Souviens-toi de moiquand tu viendras comme roi1 !Et Jésus lui assure :Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis1.À midi, le soleil s’arrête de briller, on n’y voit plusrien. La lumière revient seulement trois heuresplus tard. Alors Jésus crie d’une voix étonnamment forte : Père, je remets ma vie entre tes mains1. Et il meurt. Les foules rentrent chez elles sans parler, têtebasse.
Sylvie Dugand
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