La commerçante et l’Amérique

Personne ne peut voir le royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau.

Jean 3.5

Muni de mon billet de cinq euros, je règle mes achats matinaux à la boulangerie. Souvent propice aux échanges amicaux, ces moments révèlent les priorités, les attentes, les soucis de nos interlocuteurs.
Comme j’ai toujours trouvé des ressemblances possibles entre certaines coupures de billets de banque, j’annonce de bonne humeur  : «Alors, voilà un dollar pour régler ce matin! » La caissière se désole de n’avoir jamais séjourné dans ce pays qu’elle idéalise. Le désir courant de découvrir davantage « le pays de l’oncle Sam» reste à juste titre ou non, ancré chez les jeunes, et ce depuis plusieurs générations. Pourrait-il en être de même avec les choses d’en haut : soupirer après le royaume de Dieu, le pays de justice, de repos avec la présence du Roi et la félicité éternelle des élus ? Nous représentons-nous ce beau pays, cet avenir plein de lumière et de quiétude ? L’atteindre par la foi dès maintenant dépasse toutes les promesses des hommes, tous les clichés, toutes les promotions de séjour enviables. Celui ou celle qui connaît le don de Dieu1 et l’appel du rédempteur possède le passeport pour le plus beau des pays, ce ciel de gloire, proposé par Jésus à Nicodème2.

 

 

Bernard Fourmont
1 Jean 4.10 2 Voir la lecture proposée

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