J’avais soif

Quiconque donnera à boire même un seul verre d’eau froide… à l’un de ces petits, ne perdra point sa récompense.
Matthieu 10.42

Lors de la guerre de Sécession aux États-Unis (19ème siècle), un officier était en mission commandée. Comme il régnait une chaleur torride, il était très assoiffé. Son cheval, rétif, ne lui facilitait pas la tâche ; il ne réussit même pas à mettre pied à terre, ce qui amusa beaucoup les spectateurs. Aucun ne voulut lui remplir sa gourde. « Remplis-la toi-même », lui lança quelqu’un. Piqué au vif, éperonnant sa monture, il fila à toute allure, assoiffé plus encore de prendre sa revanche !
Deux ans durant, il espérait retrouver son « ennemi » dont il avait bien mémorisé les traits. Sera-ce sur un champ de bataille ou ailleurs ?
Puis, blessé, il fut hospitalisé. Il eut le temps de réfléchir à son comportement ; progressivement, sa rancune le quitta, car son cœur avait été touché par l’amour de Dieu. Convalescent, il allait de lit en lit, proposer à boire à d’autres blessés. « À boire, pour l’amour de Dieu », criaient certains. À sa surprise, en s’approchant d’un lit, il se retrouva face à face avec son « ennemi ». Était-ce le moment pour lui de se venger ? Mais il perçut une autre voix : « Ne rends pas le mal pour le mal. » Cette dernière voix triompha en lui.
Le soldat reconnut aussi celui qu’il avait offensé. Sans plus attendre, il confessa son mauvais comportement, précisant que, durant deux ans, lui aussi s’était évertué à retrouver sa trace. Ensemble, ils louèrent Dieu pour son pardon et la réconciliation.

Charles Rick

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 12, versets 17 à 21.

 

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