Quelqu’un lui demanda : – Seigneur, n’y a-t-il qu’un petit nombre de gens qui seront sauvés ? Luc 13.23
Nous posons bien des questions lĂ©gitimes, mais qui reprĂ©sentent souvent des tentatives de passer Ă cĂ´tĂ© de l’essentiel. C’est le cas de celle que nous reprenons. Oh ! il n’est pas sans intĂ©rĂªt de penser aux autres. Cela peut mĂªme Ă©maner de la compassion. Le Seigneur n’avait pas attendu pour rĂ©pondre Ă la question, lors du sermon sur la montagne : Étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent Ă la vie ! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent !1
Mais il ne se laisse pas enfermer dans le cadre des questions-échappatoires. Il y a des priorités. Et il serait triste de l’oublier.
Relativement au salut, la prioritĂ©, c’est mon propre sort. OĂ¹ en suis-je ? D’ailleurs, si je veux aider les autres, il faut, en premier lieu, que j’aie trouvĂ© et franchi la porte Ă©troite et que je me sois engagĂ© sur le sentier resserrĂ© et difficile. C’est la rĂ©ponse claire de JĂ©sus. L’élargissant Ă tous ceux qui sont prĂ©sents, il dit : Efforcez-vous d’entrer par la porte Ă©troite, car, je vous le dis, beaucoup chercheront Ă entrer et ne le pourront pas.2
« Beaucoup ne pourront pas » ! Pourquoi donc ? Parce qu’il sera trop tard. Dieu appelle, encore et encore. Mais sa patience extraordinaire n’est cependant pas sans limite. Il est bon de s’en souvenir. C’est aujourd’hui le jour du salut.
Richard Doulière
1 Matthieu 7.14
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 13, versets 22 à 30.