Mieux vaut se rendre dans une maison de deuil que dans une maison de festin, car telle est la fin de tout homme.
Ecclésiaste 7.2
En nageant dans les rapides d’une rivière, je me suis retrouvé pris dans un tourbillon. J’ai pensé que j’allais
mourir. Il y avait deux réalités d’ordre différent. D’abord, la natation dans la rivière, et le plaisir qu’elle
m’a procuré. Aussi bienfaisant que soit ce sport, c’est une réalité d’ordre second, liée aux circonstances,
éphémère, comme beaucoup de nos occupations quotidiennes. Ensuite, une réalité d’ordre premier, primordial. J’ai été placé devant la possibilité de devoir affronter la mort, ce qui a des répercussions éternelles comme celle de mon passage dans l’au-delà. Le verset d’entête se termine ainsi : Celui qui est en vie peut ainsi se mettre à réfléchir. L’auteur biblique n’est pas un rabat-joie, mais il nous exhorte à vivre dans la réalité d’ordre premier, à nous souvenir de notre Créateur 1. Lorsque j’ai demandé à mon grand-père, alors âgé de 85 ans : «Où seras-tu dans dix ans ? », il m’a répondu par une autre question : « Tu veux savoir où je serai enterré? », parce qu’il pensait à la réalité d’ordre second. En posant ma question, j’avais pensé à la réalité d’ordre premier : où allait-il passer l’éternité? Vous vivez dans la réalité d’ordre second, forcément. Mais vivez-vous aussi dans la réalité d’ordre premier, là où Dieu vous attend?
Woody Lewis