Aussi la loi n’a-t-elle point de vie, la justice n’a-t-elle point de force ; car le méchant triomphe du juste, et l’on rend des jugements iniques.
Habakuk 1.4
Tout homme porte en lui un idéal de paix et de sécurité. Mais l’actualité est tellement contraire à cette aspiration… Frustrés ou désespérés, certains font à Dieu un procès d’inaction : «Pourquoi Dieu permet-il l’injustice et la violence? » D’autres essayent d’établir des règles qui permettraient à l’humanité de mieux fonctionner. Ils inventent un socle commun des droits de l’homme où le fort n’opprimera plus le faible. Efforts louables, mais le droit ne suffit pas pour contenir le mal ! À son époque, le prophète Habakuk constatait que la loi n’avait point de vie, que la justice n’avait pas de force, que la corruption l’emportait… Aujourd’hui, le constat reste le même dans tous les coins du monde! Les désordres de l’humanité subsistent malgré l’établissement de règles internationales de justice. Le mal ne se résout pas en surface avec des lois. L’homme n’a déjà pas la force de vaincre ses propres travers! Reconnaissons que devant la justice de Dieu, nous sommes tous en défaut1. Heureusement, celle-ci laisse place à sa grâce : personnifié en Christ, Dieu appelle l’homme pécheur à placer sa confiance en lui. Il obtiendra son pardon, recevra sa force dans ce qui est juste, et trouvera une épaule pour l’encourager.
Dominique Moreau