Quels pleurs ?

Heureux ceux qui pleurent, parce qu’ils seront consolés.
Matthieu 5.4

De quelle affliction Jésus promet-il la consolation ? Il est évident qu’il s’adresse ici aux pauvres en esprit du verset précédent, ceux qui sentent leur misère spirituelle dans leur vie intérieure, qui reconnaissent leur faiblesse morale et aspirent à la sainteté.

Ésaïe révèle cette bienveillance de Dieu envers ceux qui éprouvent une telle tristesse : Voici, dit Dieu, sur qui je porterai mes regards : Sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole ¹. Ainsi, chez Simon le pharisien, Jésus pardonne la femme qui pleure à ses pieds². L’apôtre Paul parlera d’une tristesse selon Dieu qui produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais ³. Il l’opposera à celle du monde qui produit la mort.

Car il y a d’autres tristesses, d’autres pleurs que Dieu ne console pas. La Bible nous apprend qu’il repousse celles qui découlent du mépris de sa grâce, de la convoitise des biens et de l’entêtement qui ne tient pas compte de sa volonté4.

Réaffirmons que la quantité de nos pleurs n’a aucun pouvoir de salut. Seul Jésus sauve ! C’est pourquoi, il promet sa faveur à ceux dont la tristesse de leurs péchés les conduit vers son pardon, sa paix et la vie éternelle.

En fin de compte, heureux celui qui pleure pour les bonnes et mêmes raisons que le Seigneur !

Dominique Moreau

¹ Ésaïe 66.2
² Luc 7.38
³ 2 Corinthiens 7.10
4 Hébreux 12.17 ; Nombres 11.10 ; 1 Samuel 16.1

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Lecture proposée :
Évangile selon Luc, chapitre 7, versets 36 à 50.

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