La vérité ne dépend-elle que de preuves ?

Il leur répondit : une génération mauvaise et adultère réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d’autre signe que celui du prophète Jonas. Matthieu 12.39

Ce monde dans lequel nous sommes nés, et où nous marchons, s’est construit sur le principe de
recherches de preuves mesurables et quantifiables, en dehors desquelles il n’y a pas de vérité. J’ai toujours été intéressé par les preuves de toute sorte. Quand j’étais petit, j’avais un livre de vulgarisation intitulé «Tout sur les records». J’y lisais qu’au XVIIe siècle, l’archevêque d’Irlande James Usher (1581 – 1656) avait calculé – d’après la Bible – que le monde avait été créé le 23 octobre 4004 avant Jésus-Christ à 20 heures! Je me demande bien où Usher a trouvé cette date si précise. On pourrait dire que ça, c’était autrefois. Et
que, depuis, la Science s’est développée, et qu’on a accumulé des «preuves » d’un autre scénario…
Mais la Bible ne donne pas ce genre de détails, ce n’est pas son sujet. Ce qui fait finalement relativiser cette histoire de preuves, quand on comprend qu’en sciences, on calcule et on suppose beaucoup, mais qu’on ne peut que très peu mesurer. Et qu’on sait finalement peu de choses. Cette quête frénétique de «preuves », qui était la mienne, n’est-elle pas surtout le symptôme d’un manque de confiance, d’un manque de foi ? En
effet, Dieu a prouvé son amour en nous envoyant Jésus-Christ1, et cette preuve suffit.

 

Lionel Cavan

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