Après avoir dit cela, il cria d’une voix forte : Lazare, sors ! Et le mort sortit.
Jean 11.43-44
Quand Jésus pleure devant la tombe de son ami Lazare, ceux qui voient ses larmes s’exclament : «Voyez comme il l’aimait ».1 La manifestation de la puissance de Dieu commence toujours par sa compassion. Jésus a pleuré la mort de celui qu’il aimait. Pourtant, il sait qu’il va lui redonner la vie. Cette volonté de Jésus de redonner la vie à Lazare est à l’image de la très grande histoire de Dieu et des hommes. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive 2. Il ne veut pas simplement redonner la vie au corps mortel sur terre comme à Lazare. Il veut donner vie dans un corps glorieux, dans son royaume éternel. Jésus a versé des larmes à Béthanie et un peu plus tard à Jérusalem. Il a pleuré pour tout pécheur qui, refusant son offre de salut, connaîtra ce que la Bible appelle la seconde mort3, une ruine éternelle, loin de sa face 3. Le plus émouvant pourtant, c’est que lui qui a pleuré la mort de Lazare, la mort spirituelle des habitants de Jérusalem et de tout pécheur qui refuse son salut, marche vers la croix sans verser une seule larme pour lui-même. Les souffrances sont pour lui, et ses larmes pour ceux qu’il a tant aimés. Le réalisez-vous ?
Paul Greiner